Otto Zinsou

ÂGE
24 ans
LOCALISATION
Paris
ARTISTE
Photographe
Jeune photographe autodidacte, étudiant en Master de Genre, Politique et Sexualité à l’EHESS, et mannequin à ses heures, Otto Zinsou est un individu au croisement des enjeux artistiques et sociaux de notre siècle. Figure désormais incontournable du récit en image des milieux underground parisiens, il incarne le retour esthétique de la nouvelle vague artistique aux classiques de la photographie.
Toujours très à l’écoute, il a vite compris que ses oreilles étaient insuffisantes pour tout recueillir. Pour tout capturer. En éternel insatisfait, ce sont ses yeux qui sont allés chercher de quoi se sustenter : du côté de l’indicible et de l’instantané.
Il travaille pour la première fois en tant que photographe en mai 2017, à l’occasion de l’opening de la Jeudi OK. Soirée parisienne Queer se déroulant chaque jeudidans le célèbre club parisien : le Wanderlust. Ses photos plaisent. Sa sensibilité charme. Ses couleurs bouleversent. Il signe un contrat pour y travailler tout l’été. Et là, tout s’enchaîne. Lui qui n’était pour ainsi dire jamais sorti en boîte de toute sa vie, se retrouve propulsé sur le devant de la scène à photographier les artistes invités et cette foule qui lui fait face en la scindant en autant de part qu’il y a de personnes présentent. Ce n’est pas la foule qui l’intéresse, mais les acteurs qui la composent et les détails qui les font singulier. Flash Cocotte, AFTER TERMINUS, Tragedy, Subtyl, Wet for me.. Les soirées qu’il couvrent se multiplient et ont toujours autant de secret pour lui.
Il conçoit aujourd’hui son travail comme une forme de militantisme. Avec pour objectif, et non le moindre, de visibiliser ce que la société s’efforce de cacher ou voudrait rendre invisible : le milieu queer. Le visibiliser pour le rendre vivant au delà des néons et des basses. Le visibiliser pour le rendre accessible. Le visibiliser pour le rendre plus fort. Le visibiliser pour le démystifier.
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Il expose pour la première fois son travail en 2016 par le biais d’un petit collectif nommé Pépite et remporte le prix du public. En Mars 2018 son travail de nuit est exposé à la MAIN D’OEUVRE (St Ouen) lors de la 9ème édition de la Queer Week. En octobre dernier, une sélection de ses meilleurs clichés capturés à la Station Gare des Mines (Porte d’Aubervilliers) sont placardés sur les façades extérieur du club et sont toujours visibles aujourd’hui. Sa prochaine exposition aura lieu le 13 décembre prochain à La Bellevilloise, à l’occasion de la soirée de lancement du Calendrier Barbi(e)turix 2019 au sein duquel plusieurs de ses photos figurent.